Je déambule dans les rues de ma ville,
obéissant aux seuls caprices de mon regard oblique.
Je tourne sur moi-même, je m’arrête,
j’observe, je me laisse imprégner
de la pureté des lignes, j’absorbe les couleurs
et j’espère une distribution idéale
de la lumière et des ombres.
D’une image à l’autre, un ange passe
et me confie un secret que le regard
à lui seul ne saurait dévoiler.
D’un petit secret à l’autre, je me surprends,
alors, à traquer instinctivement le détail.
Et chaque instant suspendu se révèle
éternité captive de mon prisme. |